L’identité numérique: agir, subir ou se cacher ?


Parmi les thèmes difficiles à traiter lors des formations, celui de l’identité numérique est particulièrement délicat.  Aborder ce sujet implique nécessairement d’ouvrir les portes des usages culturels, sociaux, professionnels…  Il s’agit donc d’un problème dont il faut comprendre le contexte, le global (relations entre tout et parties), le multidimensionnel et le complexe comme le décrit Edgard Morin dans son livre « Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur » (Unesco, 1999) :

« La connaissance des problèmes clés du monde, des informations clés
concernant ce monde, si aléatoire et difficile soit-elle, doit être tentée
sous peine d’infirmité cognitive. Et cela d’autant plus que le contexte,
aujourd’hui, de toute connaissance politique, économique,
anthropologique, écologique… est le monde lui-même…..
…il y a inadéquation de plus en plus ample, profonde et grave entre, d’une part,
nos savoirs disjoints, morcelés, compartimentés et, d’autre part, des
réalités ou problèmes de plus en plus polydisciplinaires, transversaux,
multidimensionnels, transnationaux, globaux, planétaires. »

Cet article n’a évidemment pas la prétention de faire le tour du sujet en quelques lignes mais bien d’évoquer quelques aspects de l’identité numérique.

Nul ne peut nier aujourd’hui la place de plus en plus croissante de nos usages Internet même si pour beaucoup cela se limite encore à l’usage d’un moteur de recherche ou d’une boîte mail.  D’autres usages sont également cités régulièrement comme le recours aux services bancaires, les réservations de vacances ou le commerce en ligne.

Par contre, si l’un ou l’autre participant aux formations évoque les réseaux sociaux, il le fait « du bout des lèvres » en citant Facebook et en signalant bien sûr qu’il a essayé mais « ne l’utilise plus » maintenant !  Serait-ce une habitude honteuse ?  Et pourquoi ?  Une part de la réponse doit certainement être trouvée dans la diabolisation manifeste qui a été diffusée par la plupart des médias traditionnels (TV, journaux, radio).

Une étude récente montre l’importance que revêt aujourd’hui le phénomène « réseaux sociaux » :

Cette étude montre bien la progression importante de l’usage à travers toutes les tranches d’âge même si cela reste un outil privilégié par les plus jeunes.  Autre fait marquant, la plupart des utilisateurs sont inscrits dans plusieurs réseaux.  Cette présence sur Internet est une part non négligeable de l’identité numérique mais d’autres éléments doivent être pris en compte.  Le powerpoint suivant fait un tour de la question très intéressant :

Le sujet est très complexe et mérite d’être abordé en formation, d’autant plus avec les demandeurs d’emploi.  En effet, de plus en plus de recruteurs utilisent Google pour consulter le profil des personnes avant les entretiens d’embauche.  Cela suscite évidemment question : dans quelle mesure des activités privées peuvent-elles être prises en compte pour faire le choix lors d’un recrutement ?

Une première réponse à cette question se trouve sans doute dans une charte du recrutement qui vient d’être mise au point par des professionnels du secteur.

Un aspect essentiel de l’identité numérique est d’être conscient de ce que cela représente et de pouvoir faire des choix : gérer son identité, effacer ses traces ou construire efficacement son identité sur Internet.

Comments
3 Responses to “L’identité numérique: agir, subir ou se cacher ?”
  1. caroline dit :

    Les réseaux sociaux sont encore fort peu connus des jeunes professionnels qui sortent des études. L’utilisation de ces outils n’est en effet pas abordée dans leur cursus scolaire. Or, cela faciliterait grandement leurs recherches d’emploi et le pilotage de leur carrière professionnelle. C’est pourquoi j’aborde avec eux l’utilisation des réseaux sociaux et les encourage à les utiliser, à soigner leur identité numérique et à effectuer une veille sur l’évolution de leur métier et des secteurs d’activité.
    Puisque le réseautage professionnel se construit dans la durée, il est même très intéressant de le débuter quand ils sont encore aux études (recherche de stage par exemple). De même, il m’est arrivé d’accompagner des stagiaires Forem à la recherche d’une immersion linguistique ou professionnelle et de les sensibiliser aux différents aspects du « réseautage ». Les réseaux sociaux, utilisés correctement, sont un allié précieux dans une recherche d’emploi à plus d’un titre.

  2. jadlat dit :

    Merci pour la référence

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